Berliner Illustrirte Zeitung ( 1892 - 1945 )
... au travers de quelques numéros de 1915
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La Berliner Illustrirte Zeitung paraït depuis 1891 aux Editions Ullstein & Co .16 pages au Format 29 x 35.imprimées pendant la Guerre sur un papier de qualité médiocre.La diversité des reportages et des sources en fait néanmoins une publication fort attrayante et enrichissante.Les photos en noir et blanc (empruntées parfois à des publications ennemies ...) ont un intérêt documentaire incontestable.

ci-contre: Deutscher Fliegeroffizier mit seinem Beobachter

Outre un roman feuilleton , le lecteur trouve d'excellents articles sur la guerre aérienne qui témoignent notamment des incursions nocturnes des zeppelins sur Paris ), sur les nouvelles armes et équipements (ci-contre une bombe française).

Französische Fliegerbombe, die in der Moselgegend fiel und nicht explodierte.Die Bombe ist 165 Zentimeter lang und 10 Kilogramm schwer.

A découvrir aussi des récits ( objectifs ? ) de visites de camps de prisonniers ( hommes de troupe et officiers ...), d'hôpitaux et d'institutions destinées aux blessés de guerre.

Sans accumuler les communiqués bellicistes ,La Berliner Illustrirte Zeitung publie aussi de brefs articles sur la guerre .On mesure à l'évocation des divers théatres d'opérations à quel point l'armée est engagée sur tous les fronts : Dardanelles, Serbie,ou comme ici dans les dunes des Flandres .De jeunes matelots déplacent une mitrailleuse ,l'arme fatale qui a provoqué de très lourdes pertes aux Français et aux Anglais.

Elle donne régulièrement des nouvelles des familles régnantes du Reich générau:elle fait volontiers l'apologie des Hohenzollern ,et du maréchal Hindenburg que l'on voit ici en compagnie du Grand Amiral Von Tirpiz.

 

 

Le Generalfeldmarschal , tiré de sa retraite à Hanovre pour prendre le commandement du front oriental , ,inspire tout particulièrement les humoristes comme dans cet hommage signé Robert Liebmann et illustré par Fritz Koch-Gotha

Que peuvent bien faire les Berlinois pendant la Guerre ?

Paul Simmel témoigne des distractions dominicales originales des Berlinois dans cette page finale humoristique dédiée à l'Homme de Fer ( der eiserne Mann ).

Ajoutons qu'ici encore la publicité très variée ne manque pas d'évoquer le contexte guerrier.